La couche des zones

Les sociétés modernes adorent tirer des plans sur les comètes. Prévoir et préparer le futur. Préserver l’avenir.
Dans cette perspective, le nouveau trend mondial est le développement durable. Répondre aux besoins présents, sans compromettre la possibilité pour les générations à venir de pouvoir répondre à leurs propres besoins. Satisfaire les  besoins essentiels des hommes, améliorer la qualité de la vie, respecter les droits et les libertés de la personne, renforcer les nouvelles formes d’énergies renouvelables, en bref respecter les humains et la planète fort d’un développement économique qui ne laisse personne à la traine. Un présent viable. Un demain meilleur. Une responsabilité assumée.
Le problème est que…c’est plus facile à écrire sur le papier qu’à traduire dans la réalité. Logiquement. Mais mon propos n’est pas de faire le procès ou l’éloge de ce concept. Juste de tenter d’apporter ma pierre à cette réflexion pavée de bonnes intentions. Il suffit d’ouvrir Google pour pouvoir tâter la problématique du doigt d’ailleurs, car la seule rengaine proposée sur les machines de recherche est: il faut éveiller les jeunes à la notion de développement durable!
Mais quand va-t-on comprendre que le jeune n’a pas besoin d’être éveillé? Il est plus lucide que quiconque!
Il a besoin qu’on l’implique le jeune! Qu’on le consulte! Qu’on le comprenne! Qu’on arrête de décider pour lui ce que sera son monde dans vingt ou cinquante ans.  Et puis il ne compte pas attendre un siècle, il veut tout, ici et maintenant. Faire ses preuves aussicouche des zones photo et à sa façon.
Pour lui, le monde des adultes est gris. Avec des psys pour gérer les problèmes et des assistantes sociales pour vous aider à les digérer. Avec la peur du chômage, de la guerre, de la baisse du pouvoir d’achat, du réchauffement climatique, de l’insécurité. La peur de tout.
Le seul développement vraiment durable, c’est de savoir tirer dès aujourd’hui le meilleur du véritable trésor de cette planète qui est l’homme. Et l’ado aussi, son héritier.
Et c’est un art. Qui demande beaucoup de forces, de sourires, une grande compréhension, une patience infinie et de grandes doses d’amour.
La couche d’ozone, on la garde pour plus tard. Pour quand tout le monde aura mangé à sa faim, pourra se permettre d’avoir des rêves et verra dans un flic un gardien de la paix et non pas la fin de la récré.

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